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L'hôtel de la bonne humeur

 

Comédie théâtrale paysanne en 3 actes de Yvon Taburet.

10 Personnages (5 Hommes, 5 Femmes)

Décor : Un hall d’accueil d’hôtel..

Durée : 80 minutes

Résumé :A l’hôtel de la bonne humeur, c’est jour de réouverture. Florence et Didier, les propriétaires s’occupent des derniers préparatifs, tandis que Nono, le frère de Florence, employé, reproduit comme tous les jours, une étape du tour de France sur son vélo d’appartement. Les fidèles clients débarquent, Solange et Nanard, couple rigolard, et Babette, célibataire randonneuse, qui aime tout autant blaguer. Tous sont heureux de se retrouver, l’ambiance est au beau fixe lorsque, pour noircir le tableau, arrivent successivement  les Pichon, elle, acariâtre, lui, très soumis puis Greg, un bellâtre qui se croit irrésistible, et enfin Virginie, dépressive à la suite d’une rupture amoureuse. Dès lors, les problèmes vont se multiplier au grand désespoir de Florence et Didier. Face à un tel déferlement, l’hôtel de la bonne humeur pourra- t-il continuer à justifier sa réputation ?
Une comédie dynamique qui fera partager sa bonne humeur communicative à votre public.

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Extraits

 

Acte 1
(Sur scène, Nono sur son vélo)

Nono (Il pédale sur le vélo d’appartement, tout en commentant) : Et le peloton, toujours bien regroupé, aborde le dernier virage avant la ligne d’arrivée…Ca y est ! Le sprint est lancé ! Les coureurs sont au coude-à-coude, gare à la chute !  La lutte est acharnée, plusieurs coureurs se disputent la victoire mais soudain, un homme se détache… Mais oui ! C’est bien lui ! C’est Nono, notre champion préféré, Nono, notre gloire nationale, celui que vous attendiez tous et qui, une fois encore, d’un coup de pédale rageur, arrache la victoire de cette magnifique étape. (Il lève les bras en signe de victoire.) Et c’est sous les applaudissements de la foule en délire que notre champion descend de son vélo… Merci, merci (Il salue avec un grand sourire.) Nous allons essayer de recueillir ses premières impressions… Nono, s’il vous plait… Quelques mots pour nos téléspectateurs… (Faisant semblant de tenir un micro) Où qu’elle est la caméra ? (fixant le public) Ah ! Elle est là ! Ben voilà… Je suis content d’avoir gagné… Au départ, voilà, mon entraineur m’avait dit : «  essaie de faire le maximum »,  alors, voilà… J’ai fait le maximum… Il m’avait dit aussi : « Si tu veux arriver premier, il faudra leur passer devant, alors voilà, j’ai appliqué ses conseils et quand je suis passé devant, j’ai vu que, voilà, du coup, je n’étais plus derrière…
(Venant de la chambre, arrivée de Florence, elle reste sur le seuil à écouter Nono.)

Nono- (continuant) : D’autres projets, Nono ?... Ben, oui… Le tour n’est pas fini, il y a encore pas mal de coups de pédales à donner avant l’arrivée finale, il ne faut surtout pas oublier que plus on pédale moins fort et moins on avance plus vite. (Il aperçoit Florence qui a ôté les fleurs d’un vase et se dirige vers lui.) Mais, c’est à présent, l’heure de la remise des récompenses et la remise du bouquet, décerné par Miss Cassoulet que nous applaudissons bien fort. (Il applaudit. Elle lui remet le bouquet et ils s’embrassent.)

Florence : Ah bon ? Je suis Miss Cassoulet, à présent ? La semaine dernière, j’étais Miss Couscous maintenant c’est Cassoulet.

Nono : Pourquoi? Ça ne te plait pas ? Si tu veux, la prochaine fois, tu seras Miss andouille.

Florence : Non… Vois-tu, j’aime autant le cassoulet… Dis-donc, Champion, il serait peut-être temps de passer aux choses sérieuses, parce qu’il y a du boulot qui t’attend.

Nono : Pourquoi ? Le vélo, ce n’est pas sérieux ?

Florence : Non, je n’ai pas voulu dire cela.

Nono : Aucun respect pour les sportifs. (Il boude.)

Florence : Ne commence pas à faire le boudin, Miss Cassoulet n’aime pas ça. A l’hôtel de la bonne humeur, on ne fait pas la gueule, d’accord ?

Nono : Bon… Ben d’accord. On ne fait pas la gueule. Un bisou ! (Elle lui fait un bisou, il lui tend les fleurs.) Tiens,  c’est pour toi.

Florence : Merci, c’est gentil. (Elle remet le bouquet dans le vase.) Tu sais, Nono, si , en plus de ne pas faire la gueule, tu pouvais nous faire sentir autre chose que de la sueur de sportif, ce serait parfait ! Alors, je compte sur toi pour aller faire un tour à la douche.

Nono : Oh non ! Je me suis déjà lavé ce matin.

Florence : Oui mais, depuis, tu as transpiré. Allez ! On ne discute pas et on y va ! Tu ne voudrais tout de même pas faire fuir les clients ? Tu sais, c’est important la propreté, surtout dans un hôtel. Retiens bien cela, Nono, si tu es propre, les clients te font confiance, tu sais pourquoi ?  Parce qu’ils te savent honnête, ils le savent et nous aussi, nous le savons, alors prends-le (Elle attrape une savonnette derrière le comptoir.) et vas te laver mon garçon… Et sèche-toi bien les cheveux pour ne pas attraper la crève. 

Nono (Il s’apprête à sortir puis revient sur ses pas.) : Dis-moi, Florence… Est-ce que tu sais pourquoi, quand il fait un froid de canard, on a la chair de poule ?

Florence : File avant que je te vole dans les plumes.

Entrée de Didier, venant de l’office. Il porte un plateau de cocktails qu’il déposera sur le comptoir.

Didier : Et bien, et bien, que se passe-t-il ici ? On ne vole dans les plumes de personne, la chasse est fermée.

Florence : Ne t’inquiète pas, mon chéri ! C’est pour rire. Je voulais juste inciter Nono à passer à la douche avant l’arrivée des premiers clients.

Didier : Oui, d’autant qu’ils ne devraient pas tarder. J’ai préparé les cocktails de bienvenue.

Nono : Hum ! Ça a l’air bon ! Je peux goûter ?

Didier : Pas touche Minouche ! C’est pour les clients, Toi, tu n’es pas client, Nono.

Nono : Et qu’est-ce qu’il faut pour être client ?

Didier : Il faut prendre une chambre.

Nono : Alors, je vais prendre une chambre, comme ça, je serai client et je pourrai boire un verre.

Didier : Tu ne peux pas prendre une chambre puisque t’as déjà une chambre ici.

Nono : J’ai déjà une chambre ?

Didier : Oui. Ne fais pas l’innocent, tu sais bien que tu as une chambre.

Nono : Alors si j’ai une chambre, je peux boire un verre.